20/04/2013

Après (2)

Et je nettoie, je dégage, mon gsm, mes messages reçus, mes messages envoyés, mes numéros inutiles dorénavant, mais je ne peux m’empêcher de lui envoyer encore des messages, en reprenant mon répertoire papier, mais tout reste sans réponse.  Amour clandestin, tristesse clandestine.  Comment faire taire la douleur ?  Comment combler ce vide intolérable, comment rendre un sens à mon existence ?  Même le froid s’y est mis, m’empêchant de bêcher pour me procurer une saine fatigue.  Non, il n’y a plus rien, que ce foutu démineur qui m’explose à la figure.  Je suis incapable d’entreprendre quoi que ce soit.  Sans doute que si j’étais tox je pourrais me soulager avec une dose d’un truc, mais là, je n’ai rien, et je ne veux pas de ça.  La tristesse fait partie des sentiments que l’on se doit de vivre, des sentiments que l’on n’aime pas, mais qui donne du piment à la vie, après, quand on en est sorti, et qu’on a oublié, qu’on a cicatrisé.  Je ne veux pas repousser ce sentiment, aussi pénible soit-il, je le prends comme une étape de ma vie, une de plus.  Puisse-t-elle être bénéfique pour une fois ?  Puisse-t-elle me permettre de reprendre ma plume pour continuer mon grand projet d’écriture en cours ?  Puisse-t-elle me dicter les mots justes, les phrases qui ont le sens que je veux leur donner.  Puisse demain être meilleur qu’aujourd’hui…

Mardi je devrai revenir au bureau.  Je ne pourrai pas éluder sans cesse, et je vais devoir tenir le coup de le voir toute la journée, l’entendre rire et plaisanter avec les autres.  J’ai envoyé un mail expliquant que j’avais une rechute de dépression, puisque j’ai été en psychosomatique durant deux semaines en janvier, les « supérieurs » sont à même d’en tirer les conclusions.  Je n’ai pas été trahie, patron a dit que j’étais malade à tout le monde.  Et je devrai tenir le coup, éviter les torrents de larmes qui vont continuer de m’assaillir, et sourire aux visiteurs potentiels.  Mon dieu, comme ça me fait peur !!!!

 

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