21/04/2013

Après (3)

Dimanche, un peu vaseux mais en pleine lucidité.  Soirée d’hier magnifique, merveilleuse, avec des éclats de rire et beaucoup de réconfort.  Echanges, encouragements, souvenirs évoqués.  Et puis, l’avis de mon grand frère de coeur concernant mes écrits qu’il découvre.  Une critique plus qu’encourageante.  De la part d’un écrivain connu et reconnu, c’est tout un programme, c’est une reconnaissance, j’adore l’une de ses phrases :

 

-        Tu peux amener le lecteur à lire et à avoir envie de lire jusqu’au bout un truc super chiant, sans rebondissement.  Et tu amènes le rire en plus, à l’occasion, mais on a tendance à attendre le truc qui flashe, le bus qui rentre dans le décor, mais tu finis en nœud de boudin.

 

Oui, effectivement, je ne parle, je n’écris que des histoires inspirées de mon vécu, et le bus n’entre pas sans arrêt dans le décor.  J’ai mes aléas, mes propres clashes, mes délires et mes dérives, mais ma vie ne se compose pas que de drames (heureusement d’ailleurs).

 

Sa vie est pleine d’histoires drôles, d’histoires tristes aussi, quand on est un personnage public, on se trouve confronté à une multitude de personnes surtout « des intouchables » des personnalités du papier glacé des magazines.  Situations cocasses, anecdotiques ou autres, n’ont plus de secret pour lui, c’est un régal de l’écouter se raconter.

 

Puis, nous avons parlé de la disparue qui fait notre lien.  De la place qu’elle occupe dans nos vies, de l’impression que nous ressentons de la sentir auprès de nous, avec nous, du soutien qu’elle nous accorde depuis l’au-delà.

Une même longueur d’ondes nous unis, une fraternité merveilleuse, bourrée d’humour et de mots grivois rien que pour rire.  Non, pas de rencontre sur l’oreiller, la fraternité nous est trop précieuse et agréable à vivre, elle offre plus de liberté de parole et de confidences avouées.

Et puis, à mon grand étonnement, lorsque nous achevions la soirée, au milieu de la nuit, dans mon living, Faustine (ma chatte noire schizophrène) a débarqué et a voulu, avec insistance, monter sur ses genoux !  Heureusement que j’étais moi-même assise !  Elle lui a fait une cour d’enfer !  Du jamais vu…

Alors, ce matin, éveillée à 10 h 30 par le cuisiniste au téléphone, je me sentais en pleine possession de mes moyens, et j’ai donc appelé Dam pour qu’on en finisse avec les outils à trier.  Non, plus de « demain » potentiel.  C’est maintenant, aujourd’hui, sur le champ.  Finissons-en avec cette rupture pénible qui se traîne en longueur.

Ensuite, une longue discussion à son sujet, et au nôtre.  Et deux décisions importantes à la clé : chacun pour soi, nous allons effectuer un sevrage alcoolique absolu, suivi des réunions chez les AA.  Je dois m’accorder ça, je dérape de plus en plus, je me console trop avec cette échappatoire.

De son côté, les tensions avec sa mère ne font que se multiplier.  Evidemment, elle n’apprécie pas trop son retour au bercail, mais je n’y puis rien, je ne me veux plus m’occuper que moi…

Demain, demain…  des décisions sont prises, des rendez-vous vont tomber, ma vie va s’embellir, et je vais me concentrer sur ce qui me passionne : l’écriture !!!

 

17:31 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0)

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