30/04/2013

Après (9)

Bientôt l’heure d’aller chez la toubib de Dam, mais pour moi cette fois !  J’espère avoir mon laissez-passer pour l’isolement.  Je suis le cul entre deux chaises, j’espère et j’appréhende, le parfait reflet de mon humeur, des petits sursauts de plaisir, et le désespoir noir et profond, côte à côte, dans un même corps, un même cerveau.  Inégalité totale, déstabilisation ambiante difficile à supporter.

Dam est souvent passé ces derniers jours.  Normal aussi, sevré chez sa mère, financièrement et le frigidaire (de la mère) qui ne contient pas de bière, et la pompe refuse de lui accorder du crédit, et, et, et…  Et peut-être qu’il vient aussi par affection pour moi non ?

Il a toujours son ticket d’entrée à l’hosto dans sa poche.  Je suis convaincue que ma propre démarche l’encouragera à passer le cap aussi.

Mais comment font les gens qui ont une vie lisse, sans grands tremblements de terre, qui ont appris à vivre la main dans la main, à partager leur quotidien ?  Cela peut sembler ennuyeux, peut-être, mais s’ils sont heureux comme ça, j’aimerais bien, moi, avoir une épaule réconfortante et aimante à ma disposition, la mienne est réconfortante pour les autres, et même aimante.  C’est le côté amante qui cloche ?

Qu’est-ce qui ne va pas chez moi ?  Un truc cloche.  Déjà, dans mes rencontres amicales, ou le courant passe immédiatement et la complicité s’installe d’emblée, ou alors, c’est le distance qui s’installe, sans concession et définitivement.  La marge de manœuvre est nulle.  Le principe est faussé quand le contact prend forme via l’écran et le clavier.  Les mots lus ou écrits manquent du visuel, de l’impression inspirée, de la première impression.  L’alchimie est cassée.  C’est alors qu’une certaine forme de complicité anonyme peut tourner en une méfiance marquée, en dégoût, en rejet, lorsque la mise en présence physique a lieu.

Bon, voyons où tout cela me poussera.  Une seule certitude, je ne peux pas rester dans cet immobilisme, faut faire sauter les bouchons (et non, pas de champagne).  Je dois retrouver une forme de sérénité avant le stage, avant juillet.  Là, il faudra assurer.

Deux mois pour me retaper, c’est pas long, mais si j’ai le bon entourage, il devrait y avoir moyen… Et je sais que l’on apporte de l’affection.

 

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