04/05/2013

Zosio (13)

Samedi ensoleillé, à bosser, avec Dam.  Si, la cuisine, ma cuisine, va bientôt arriver ;  Il nous faut trouer un mur de plus de 80 cm d’épaisseur, en pierre du pays…  Et ce n’est pas vraiment simple !

Hier soir, premières courses pour avoir de quoi aménager en prévision, puis, ce matin, encore des courses complémentaires, toujours dans le même but…  Maintenant, il faut agir, avancer.  Je replonge dans mes plafonnages, ma spécialité.    Non, je n’ai pas encore atteint la perfection, mais je m’y consacre !  Et puis, je suis contente d’arriver à m’y remettre, contente de notre conversation d’hier soir, avec le Dam, contente d’avoir pu lui sortir les mots qui me brûlaient les lèvres :

-        Tu es comme ton père, tu tortures ta femme.  Sans y mettre les mains ou les pieds, ou les deux, tu arrives à faire autant de mal.  Tu me tortures psychologiquement.  Et j’en tire beaucoup de douleur.

Puis, cet appel de mon frère, mon ami, et ce nouveau rappel d’horreur, de la tragédie qui a emmené ma grande sœur.  Des circonstances improbables qui l’amènent à rencontrer des gens qui l’ont connue, quand elle était une inconnue pour moi, quand nous vivions des vies très séparées.  Non, ce ne peut pas être un hasard, il y a une main qui nous guide, une main qui réclame son dû, qui veut remettre la vérité à sa place.  Il se peut que ma sœur ait été l’outil d’une vengeance qui ne la concernait pas.  Et là, ça devient dur à accepter.  Qu’elle ait été la victime de vils voleurs, ça passait.  Que son mari puisse avoir eu un rôle dans son assassinat, là, ça devient glauque.  Comme je le disais, tantôt, à mon « frère » adoptif, l’hommage que nous voulions, simplement, lui rendre, devient un thriller, un roman policier, dans lequel entre la « main » qui nous guide, cette main qui semble nous avoir réunis rien que pour rétablir sa vérité, la vérité d’une vie bafouée.

Il me semble n’être plus maître de ma vie, il me semble être devenue un outil, un objet, un tremplin, tout comme mon « frère » de cœur.  Trop de hasards tuent le hasard.  Et comme nous avons des accointances, des pensées similaires quant à l’au-delà, je me sens portée par une force que je ne peux définir, non, je ne tombe pas dans le mysticisme, je vis une situation étrange, en tant que témoin, en tant que récepteur d’un message que je n’aurais jamais imaginé, auquel la raison m’empêchait de croire.

Et puis, le Dam, nos relations, toujours étranges.  Nous sommes ensemble toute la journée au boulot, et pire encore, le WE, dans les travaux en cours à la maison.  Bref, nous passons notre vie ensemble, nous avons toujours tellement d’affection l’un pour l’autre, et comme je compense en doublant mes antidépresseurs, j’arrive à nouveau à chanter en travaillant, avec lui, en entendant une chanson ou en l’imaginant.  Et le travail avance, d’un seul coup.

Ma vie se compose d’étrangetés multiples.  Il me semble que mes petits mots transmis, chaque jour, depuis notre véritable rupture sentimentale, portent leurs fruits, qu’il commence à réfléchir autrement, que peut-être, « Peter Pan » pourrait envisager de sortir de sa chrysalide…

Wait and see.

Encore une drôle d’histoire à vivre…

 

18:39 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0)

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