12/06/2013

Zosio (30)

 

Zosio est donc bien sorti de son sevrage.  Il m’avait prévenu qu’il devrait beaucoup s’occuper en travaillant, qu’il serait donc très présent…

 

Le samedi matin, il est arrivé à 10 h 30, jusqu’à 11 h 30 en tirant beaucoup pour faire durer la petite heure durant laquelle il a opté pour la tonte de la pelouse.  Il pense sans doute encore que je suis incapable de réaliser ce travail de forçat…

 

Il est ensuite parti chercher les 50 € que lui devait une ex belle-mère, et devait revenir travailler après.  Il n’est jamais revenu.

 

Il avait proposé une promenade au fils (présent ce dernier WE), il n’est pas venu.  Le fils était pleurnichard.  J’ai donc téléphoné : il était mal, trop de stress, trop de manques.  Il était « chez lui » (chez sa mère).  Je l’ai laissé tranquille, lui demandant, pas sms, plus tard en soirée, s’il se sentait mieux.

 

Dimanche matin, il m’a répondu qu’il n’avait pas vu mon message, mais qu’il passerait plus tard, quand il irait mieux.

 

Vers 16 h, je l’appelle, le réconfortant, lui conseillant de sortir un peu, de voir des gens plutôt que rester là, vautré, dans son angoisse.  Il me répond qu’il voit des gens, qu’il sort.  Bon, je dois sans doute habiter trop loin (deux portes) pour passer à la maison…

 

Puis, je lui demande vers quelle heure il passera, nous attendions d’aller à la douche avec le fils.  Il se décide à passer, tout enjoué !  On aurait dit qu’il avait sniffé du speed !  Et vas-y que je t’explique que je vais acheter une maison, que je vais quitter le cocon de maman, que le prêt hypothécaire va racheter son prêt qui lui pèse et dont il ignore la fin, (sans parler des 5000 € que je lui ai avancés), bref, un délire total ! 

 

Et moi de tenter de le modérer, de lui dire qu’il plaçait la barre trop haut, qu’il allait droit dans le mur, et le papy qui confirme…  Puis, il se sauve très vite, son frère venait souper chez maman, il fallait qu’il y soit aussi alors que durant nos 8 mois de vie commune, il s’enfuyait quand sa famille était au complet.

 

Dans les petites lettres que je lui écrivais depuis 6 semaines, j’évoquais son départ dans une autre vie, avec une autre femme, dans l’espoir qu’il réagirait et me dirait qu’il ne voulait pas d’autre femme que moi, que je comptais pour lui, mais rien, jamais un mot.

 

Lundi, il devait passer après le boulot, me dire comment s’était passée sa journée de reprise.  Mais j’étais absente, je traînais après avoir dîner avec mon amie kinésiologue.  En rentrant, je l’aperçois « à la pompe » !!!!  C’est franchement se mettre dans la gueule du loup ça !

 

En rangeant pendant le WE, j’ai encore retrouvé quelques vestiges africains lui appartenant.  Ils étaient dans un sac, près de la porte.  J’y avais glissé les comprimés de broma qu’il voulait cacher dans sa valise pour son sevrage (d’alcool et de broma).  Tant qu’à se camer la tête, autant lui rendre ses merdes !  Je suis alors partie à pieds, en direction de sa route de retour, et évidemment, il est apparu, une bouteille de jus d’orange en main.  Toujours en grande forme, souriant, sûr de lui.  Il est alors passé quelques instants à la maison, et papy nous a rejoints, alors, pas de conversation telle que je la voulais.  Seulement l'annonce que sa gentille maman l'a conduit pour voir une ruine à vendre.  ça va, on sait bien qui a le phantasme de le voir propriétaire, sans tenir compte de la limite de ses moyens.  C'est vraiment lui tenir la tête sous l'eau !  L'amener à l'échec inévitable.

 

Mardi matin, au boulot, je lui ai donc demandé une discussion.  Il me promettait qu’il allait clarifier la situation de notre « couple » après sa cure…

 

16 h : en partant il me dit qu’il doit passer à la petite ville voisine.  Je lui réponds que j’y vais aussi, je n’ai plus de graines pour Prosper.  Il me rétorque qu’il y va avec quelqu’un qui l’attend.  Je n’avais pas proposé de l’y emmener.

 

Enfin, il arrive, il s’occupe du mur du jardin, tentant d’éluder cette rencontre de mise au point.  Je souhaite discuter ailleurs que dans mon living, pour éviter les interférences de papy…  Il choisit de parler dans le jardin…

 

Alors, je lui pose la question : qu’est-ce que je deviens maintenant ?

 

-        Je ne supporte plus personne pour le moment !

 

-        Non, tu ne me supportes pas, moi !

 

-        Mais qu’est-ce qu’elle t’a fait ma mère ?  Pourquoi tu lui en veux ?  T’es trop jalouse d’elle, tu n’as pas le droit de dire qu’elle est castratrice et que ma relation avec elle est limite incestueuse !  Et puis, tes lettres le disent que c’est fini !  Alors, c’est que c’est ça que tu veux !

 

-        Non, je veux que tu me le dises !  Je veux des réponses à mes questions, à mes suppositions !

 

-        Et puis, tu me harcèles en me demandant quand je passe, je ne supporte pas…

 

Bref, le mot FIN est inscrit, définitivement.  Mes larmes coulent, je prends bonne note de ce qu’il retient de moi, les trois points négatifs qu’il a voulu chercher pour se justifier.  Sa mère, je ne la connais qu’à travers ses yeux, et mes appels pour lui demander quand il passe, c’est parce qu’il m’annonce toujours son sempiternel :

 

-        Je passe tantôt !  Je vais passer !

 

Je l’implore de ne plus jamais me parler au futur.  Je ne supporte plus les « Je vais… ».

 

Je lui demande ma clé.  Même mes amis ne l’ont pas !  S’il souhaite venir travailler, il sonnera comme tout le monde.  Il avait déjà prévu le coup, la clé était sortie de son trousseau.

 

Et puis, je devais le savoir que c’était fini !  Depuis trois jours, il ne m’embrassait plus sur les lèvres en partant !

 

 

 

Voilà.  Les larmes ont coulé, silencieusement.  J’ai fait de l’insomnie de 1 h 10 à 3 h 40, et au matin, au boulot, je lui ai apporté sa dernière « note » du mois en cours, pas grand-chose, 17 €, mais il doit aussi rembourser le compresseur pour lequel papy lui a avancé 150 €, puis, je lui demande, encore une fois, de me rendre le radiateur électrique qu’il avait prêté à sa mère pour sa salle de bain.  Rien à foutre que sa mère attrape un rhume du fion !  J’ai entretenu le fils, je ne dois rien à la famille, que du contraire.  Quand il est arrivé, c’était un camé notoire, et je leur rends un gars décrassé de ses saloperies, même de l’alcool, mais pas de ses mensonges…  Je veux également récupérer mes BD prêtées pour son séjour à l’hôpital, mais même des BD, il ne sait pas les lire.  Là-dessus, il m’annonce qu’il va donc reprendre la tondeuse qu’il a insisté pour me donner.  J’en avais acheté une neuve, électrique, suffisante pour mon petit jardin de curé, mais il jugeait que la sienne était meilleure.  Je ne savais même pas m’en servir, elle était remontée à l’envers, etc…

 

Mais bien évidemment, tu peux venir la chercher, il y a encore une échelle aussi ! 

 

 

 

Morne ambiance au boulot, nous nous évitons soigneusement.

 

 

 

Puis, patron veut faire des comparaisons de prix, il me pousse à faire des démarches que je suis incapable de faire.  Alors, il décide d’aller en ville, et je l’accompagne.  Quelques courses plus tard, je me confie à patron, je lui dis où j’en suis, et il apprend la relation qu’il n’avait jamais soupçonnée.  Le hic, c’est la dette en jeu.  La reconnaissance de dette sera mise sur le tapis s’il n’assume pas ses engagements.  Président et patron lui demanderont pour retirer le montant dû, chaque mois, de son salaire.  Voilà, je n’ai pas d’autre alternative que de cafter, et j’ai été très soft !  Je n’ai parlé que de l’alcool et de malaises dépressifs…  Je pourrais faire bien plus de mal.

 

 

 

Bon, maintenant que son compte bancaire a été vidé, notamment par sa gentille maman, j’imagine que d’ici septembre, il se retrouvera au même point que l’an dernier, à la différence que je ne serai plus là pour le sortir de la merde, et que je m’en réjouirai même…  Sa super maman pourra ainsi continuer de l’humilier, son sport favori, quand il ne crachera plus au bassinet pour entretenir sa charmante famille.

 

 

 

Je l’ai averti que je ne lui rendrai plus aucun service, j’aurai fait mon maximum, à tous les niveaux, et je m’en trouve bannie, punie, répudiée.  Aucune reconnaissance, rien...

 

 

 

Alors, j’en profite pour passer une annonce :

 

« Cherche une personne bricoleuse, outillée, acceptant de venir terminer tous les chantiers entamés, dans la région namuroise disons.  Faire offre via le blog ! »

 

18:13 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (1)

Commentaires

Ouf, que de lourdeurs ; qui me rappellent tant les miennes de jadis...

Je commence à saisir l'histoire mais pas encore entièrement. Je persévère dans mes lectures de tes messages petit à petit, chaque fois que je peux venir m'attarder "chez toi".

Tiens, pour moi aussi il y avait une belle-mère castratrice et, en prime, une ex-femme plus-que-castratrice, pas de mot pour la définir.

Bannie, punie, répudiée... mouais, tout à fait ça.

Sur la pointe des pieds et du bout des lèvres, je te souhaite un bon w-end, aussi bon que possible ; prends soin de toi...

Écrit par : Khayaa | 15/06/2013

Répondre à ce commentaire

Les commentaires sont fermés.