14/06/2013

Zosio (33)

 

Bon sang, que cette journée n’en finit pas ! 

 

Et cette taffe, en rentrant… Je suis attristée à l’idée que la semaine est finie, contente parce que la semaine est finie, étourdie encore, je dois me battre avec un truc consommateur de mon énergie, pour ne pas faire de connerie du genre sms pas attendu, pas bienvenu…

 

Alors, je démonte des dalles immenses de pierre du pays qui encerclent des parties du jardin que je veux maintenant d’un seul tenant, sauf les parterres autour de la propriété.  Mon dos ne m’a pas permis d’en porter les plus lourdes, je les ai faites rouler sur la pelouse pour les stocker à un endroit non utilisé pour l’instant.  Et j’entendais Dam tondre la pelouse chez sa mère, puis passer le coupe bordures.  Je savais qu’il savait que je travaillais de l’autre côté du mur.  Et je m’interrogeais.  A quoi pensait-il, là maintenant ?  Moi, je ne raconterai pas à quoi je pensais, je suis une idiote, je dois sortir du rêve et prendre en pleine figure la réalité qui est mienne.  Pour finir, je ne fumerai plus non plus si c’est pour déraper dans le sentimentalisme.

 

J’ai envie de voir du monde, et j’ai envie d’être seule parce je suis capable de faire mal sous prétexte que je suis mal.

 

Cela veut donc dire que je serais encore capable de lui pardonner l’abandon dans lequel je me sens.

 

Ce matin, nous étions à l’extérieur, pour fumer (moi), lui pour préparer des trucs pour le boulot.  Il me parlait.  Oui, nous sommes toujours dans les politesses, au boulot.

 

Je lui ai demandé si son RDV de la veille s’était bien passé.  Il a acquiescé.  Je lui ai alors demandé s’il avait choisi un homme ou une femme pour « travailler ».  C’est un homme !  J’ai alors ajouté :

 

-        C’est bien, ça te donnera peut-être une autre image de « L’HOMME ».

 

Chaque fois que je lui parle de manière plus privée, j’ai envie de m’avaler la langue.  Je ne devrais pas continuer de m’intéresser à lui !  Il n’a aucun compte à me rendre, il peut très bien refuser de me répondre, mais je tente le coup, je suis curieuse aussi !

 

Je déteste ce vague à l’âme que je ressens jusqu’au bout des orteils, cette boule sur l’estomac, cette compression des poumons.  Non, je ne l’attends plus, non, je ne dois pas croire qu’il y aura un miracle, non, pas ça, pas ça…

 

19:15 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (3)

Commentaires

"J’ai envie de voir du monde, et j’ai envie d’être seule parce je suis capable de faire mal sous prétexte que je suis mal", dis-tu.
Wow, je n'avais pas vu ça sous cet angle mais c'est effectivement ce que j'ai ressenti aussi sans savoir me l'expliquer à l'époque, et récemment aussi, lors d'un autre "gros down".

Concernant ton "histoire avec lui...", je me dis que tu as bien du courage à devoir le fréquenter, si j'ai bien compris, tous les jours ou presque pour le travail !

Oui quel courage ! (Ok, tu va me dire que tu n'as pas le choix, mais quand même !). Je n'aurais pas pu, pas même le croiser de loin... je suis partie avec mes gamins, j'ai mis des centaines de kilomètres entre nous.

Non, ne l'attends plus, bonté divine !! D'ailleurs, serait-ce une bonne chose que "ça revienne" ? Vraiment ? Tu crois ça ? Tu voudrais ? T'es certaine ? Rebelotte ?
Tu sais bien, hein, un vase brisé restera toujours un vase brisé, même recollé...

Bise, again.

Écrit par : Khayaa | 15/06/2013

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Merci Khayaa pour tous ces messages. J'imagine bien que je ne suis pas la seule à vivre ce type de difficultés, c'est pourquoi j'en témoigne, parce que même après plusieurs échecs du même type, je suis encore capable de replonger dans des aventures sans fondements, je me laisse prendre malgré toutes mes réticences, encore et encore. A 55 ans, c'est pathétique non ?
Papy est mon ex-mari, bien plus âgé que moi, le père de mon fils. Victime de plusieurs thromboses, il est assez lourdement handicapé physiquement et n'a aucune famille en dehors de notre fils autiste de 34 ans. J'ai été sa bouée de sauvetage, il a été la mienne à plusieurs reprises, voilà pourquoi il restera un membre de ma famille recomposée uniquement de personnes sans lien de sang...
Bon WE à toi aussi, bises

Écrit par : Zosio | 15/06/2013

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Comme j'aime à dire : l'amour ou le besoin d'amour, c'est comme une algue que tu repousses et qui te reviens quand même dans la tronche ! :-)
Non, ce n'est pas pathétique, c'est juste dommage de ne pas tomber sur la bonne personne... je dis ça pour toi et je le pense aussi pour moi. Il me semble que nous avons en commun d'être d'éternelles amoureuses, sans parler du besoin d'affection, c'est du moins mon cas et si je ne retombe plus concrètement, c'est parce que ma situation (familiale, pécuniaire, de santé, etc.) ne me le permet pas... oh et aussi parce que je crois avoir à présent le coeur bien cerné de barricades, à force !
Ceci dit, après avoir fait le deuil de mon dernier grand amour (7 ans de deuil, oui tout de même et hélas, car que de temps perdu à m'abîmer), eh bien dans ma tête je suis toujours en amour avec "quelqu'un"... d'inatteignable, c'est mieux, donc du fantasme, c'est tout ; j'aime me sentir amoureuse, sentir vibrer la vie en moi "malgré tous les malgré" (comme dit Ambreneige).

Alors tu vois, si ça peut te rassurer, j'ai presque ton âge (53) et pourtant...

Pour Papy, il me semblait bien avoir compris ça avec ta parenthèse mais je trouvais la situation si curieuse que j'ai pensé avoir mal saisi. Bon, donc ta situation EST curieuse ;-) et sincèrement, il a de la chance, tu es une bonne personne... remplie de lourdes charges et de déceptions... on dirait que ça doit toujours aller de pair, ça !! :(

Bises et bon dimanche

Écrit par : Khayaa | 15/06/2013

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