19/06/2013

Zosio (37)

 

Je m’acclimate à la nouvelle situation, je ris sous cape des manœuvres à mon encontre et j’observe…  Il me semble que Dam ne soit pas au courant des initiatives de sa mère, mais elle le travaille en douce, encore que sa douceur, je la connaisse.  Cet après-midi, il est parti plus tôt, un rendez-vous à la banque = certainement une demande d’emprunt…, supervisée par maman !  Puisse-t-il y ajouter les 5000 € qu’il me doit !

 

Je lui ai tu le mail d’hier, et je suis très à l’aise, j’ai repris mes habitudes et mes conversations professionnelles, y compris avec lui ! 

 

J’ai découvert les BD dans mon bureau, ainsi que ma disqueuse, mais elle ne fonctionne plus ce matin !  Pourtant, hier il l’a faite tourner !  Je lui ai également donné le ticket de caisse de la machine (multi-outils) que je lui ai offerte, en son temps, en février, elle fait office de garantie.  Je lui ai fait remarquer que la mienne coûtait bien plus cher !  Il considère donc que j’ai un modèle « plus gros » que le sien !  Connaissant son envie maladive d’avoir de meilleures machines que ses collègues, j’imagine qu’il a du se sentir frustré.  J’ai encore insisté pour récupérer mon radiateur.  Faudra bien qu’il explique un jour, à sa mère, que je veux le récupérer.  C’est le mien !  Je ne leur dois rien !

 

En général, je me sens plus légère, plus sereine.  Il était temps que la tension diminue, j’ai encore explosé une dent cette nuit, le morceau est parti ce matin en croquant dans un petit pain au chocolat.  Deux molaires en quelques semaines…  Rien que par crispation…

 

Dam est comique, il me donne des justifications pour tout ce qu’il fait, histoire de me faire savoir qu’il continue ses soins, même si je n’interviens plus, même s’il ne s’appuie plus sur moi.

 

En somme j’ai bien assimilé que nos contacts ne sont donc plus que professionnels, et le manque disparait.  Je me réconforte pensant à ses trop nombreuses lacunes, à sa lâcheté.  Je suis cependant triste de la savoir dans un tel milieu.  Ce petit gars aurait sans doute pu devenir un homme s’il n’avait pas vécu dans le milieu familial qu’il a connu, qui est le sien.  J’éprouve du regret vis-à-vis de son potentiel, mais un potentiel inexploité, à quoi sert-il ???  Et le potentiel, je suis sûre qu’il l’a, qu’il l’avait au départ de l’existence, on lui a cassé ses outils, on lui a refusé les outils pour développer ses capacités.  Il est étonnant dans son travail, il a assimilé toute la matière en se passant des 5 années d’université, et les gradés viennent souvent le consulter.

 

C’est un peu comme mon fils, on l’a cassé à la naissance, et l’empoisonnant par mon intermédiaire, overdose de morphine…

 

 

 

Et un jour n’est pas l’autre, une simple chanson à la radio peut me renvoyer au tréfonds du chagrin : Jean qui pleure, Jean qui rit… Je fuis alors dans la cuisine extérieure, celle du stage, le temps d’éponger mes joues.  L’avantage de fumer est de pouvoir quitter son bureau avec une cigarette et un briquet.  Bon, ce soir, ma réunion AA, un peu de détente dans ce milieu de brutes !

 

Mais barre-toi amour insensé !!!  Je ne te supporte plus !

 

13:29 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0)

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