25/06/2013

Zosio (40)

 

Et j’entends encore :

 

-        Tu vas enfin connaître le vrai Dam !

 

Prononcé avant ton entrée de ta dernière cure…

 

 

 

Effectivement, maintenant, je connais le vrai Dam…

 

 

 

Et j’entends encore fredonner :

 

-        Petite Marie… (Cabrel)

 

-        Je ne pourrais jamais te faire du mal !  C’est comme ton fils, je l’aime trop, que personne jamais ne l’approche, je le démolirais !  Et le papé aussi.  Vous êtes ma famille, c’est ici que je me sens bien, j’ai enfin trouvé un foyer !

 

-        Promets-moi que tu ne me tromperas pas.

 

-        Je ne t’abandonnerai jamais pour les travaux de la maison !  Même si tu ne sais plus me payer !

 

 

 

Plus tard, après ton premier départ :

 

-        Je te jure que je n’ai jamais fait l’amour avec autant de plaisir et d’intensité qu’avec toi.  Avec les autres, c’était entrer, éjaculer, bonsoir !  Avec toi, j’ai vraiment fait l’amour !

 

 

 

Et ce jour, au détour d’une vanne des collègues auxquels tu as annoncé ton rencard de la veille, j’apprends que tu es parti dans une nouvelle « relation ».  Même pas deux semaines après que j’ai eu mon renom définitif…

 

 

 

J’avais déjà la puce à l’oreille ce matin, ton arrivée tardive, sans même inventer un prétexte…  Maintenant je sais, elle a dû te reconduire chez ta mère pour chercher ton vélo, et l’au revoir a duré plus que l’heure ne le permettait…

 

 

 

Evidemment, je me suis effondrée, évidemment, j’ai quitté le groupe, écœurée de t’entendre patauger dans des explications foireuses :

 

-        Nous étions 12 !  C’était un barbecue, il y avait, tu sais machin, avec ses tresses jamaïquaines qui pendent jusqu’à sa taille, …

 

-        Et tu as conclu ?

 

-        Tu lui as montré ta mergez, elle a apprécié ?

 

 

 

Et moi, encore ce WE qui t’envoyais un SMS me morfondant de l’amour éprouvé pour toi, que je n’arrivais pas à faire passer.  Et toi de me répondre :

 

-        Ne soi pas désolé tu sais comment je suis j’aime le sex a font tu le sais mes sentiments je ne sais pas du tout Dam (copie conforme).

 

 

 

OK.  J’ai compris : tu es un usurpateur !  Un manipulateur, un menteur forcené.  A Quel moment de nos 8 mois de vie commune as-tu été vrai ?  Où se situe la vérité ?

 

 

 

Je suis anéantie de rencontrer le vrai Dam.  Aujourd’hui, tu sors, tu vois du monde, quand tu étais avec moi, tu ne m’as jamais présenté personne, tu disais qu’ils étaient tous camés, qu’ils n’en valaient pas la peine.  Que tu étais bien avec moi, avec nous…  Que ta mère te gavais, qu’elle abusait, tu es même rentré en pleurant un soir tellement elle t’avait encore malmené.  Et moi je te consolais, je te pommadais, je t’offrais toute mon affection, tout mon amour.  Jusqu’à ce que tu changes d’avis et que tu m’abandonnes comme une vieille machine avariée que j’étais devenue à tes yeux.

 

 

 

Je t’ai rendu tout ce qui t’appartenait, les bons comptes font les bons amis n’est-ce pas ?  Et comme ça tu ne pourras pas aller pleurer chez la suivante lui disant que tu t’étais encore fait avoir par ton ex qui s’était emparée de tes biens, comme tu me l’as fait, plusieurs fois, avant que je ne tombe en amour (je ne peux parler que pour moi).  Et moi, j’attends mon dû…

 

 

 

J’ai parlé à Patron du pillage affectif dont j’avais été victime, mais également du pillage financier.  Je me félicite d’avoir en ma possession ta reconnaissance de dettes.  Au moindre retard de remboursement selon le plan établi, j’aviserai Président, et une discussion entre nous quatre devra avoir lieu. 

 

 

 

Maintenant, tu peux aller pleurer chez ta maman, dis-lui bien qu’elle évite, dorénavant, de m’envoyer des mails de menaces, son adresse est classée SPAMS…

 

 

 

Voilà le vrai Dam promis… 

 

 

 

J’avais de la tendresse pour le tox, je pensais qu’il n’avait pas de chance, qu’il n’avait pas rencontré les bonnes personnes, qu’il était victime des autres, des mauvais qui lui voulaient du mal…  Mais le vrai Dam est le mal personnifié.  Il ne m’a fait que du mal.  Je me sens spoliée, humiliée, isolée, mais je tiens bon dans ma détermination de rester sobre, totalement.  Que je vive ce désastre affectif jusqu’à la lie et surtout que j’en prenne bonne note.

 

 

 

Et puis, profite bien de tout ce que je t’ai appris niveau sexe puisqu’il n’y a que ça qui t’intéresse dans une paire de fesses bandantes.  Profite bien de ton sevrage alcoolique, il parait que « ça » fonctionne beaucoup mieux sans.  Mais qu’en est-il de tes sevrages ?  Que va-t-il en rester d’ici septembre ?  Au mieux, tu feras comme avec moi, tu t’installeras chez la suivante pour passer l’hiver, et dès le printemps, tu retourneras encore dans le giron réconfortant…

 

 

 

La vie peut être un éternel recommencement quand on refuse de la prendre en mains, de s’investir, de dire la vérité, quand on ne décroche pas son téléphone selon le nom qui s’affiche, par peur d’être confronté à la réalité.

 

 

 

Tu m’as abandonnée comme un chien galeux, comme une machine avariée…

 

 

 

Je méritais le respect, et même de la reconnaissance pour mon acharnement à te sortir de tes problèmes insolubles, j’ai même protégé ta mère d’une saisie d’huissier !  Je n’en ai tiré que des reproches, des menaces et l’abandon total…

 

 

 

La rupture est consommée.

 

(courrier postal en partance)

 

20:12 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0)

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