26/06/2013

Zosio (41)

 

La rupture est donc consommée, et aujourd’hui, il a confirmé devant moi :

 

-        Tu vas chez ta femme aujourd’hui ?  (demande d’un collègue habitant au village, qui sait, qui connait les intéressés)

 

-        Oui.

 

-        Et puis zut, c’est ma vie privée quoi !

 

Intéressante conversation, devant moi…

 

 

 

Lettre postée ce matin. 

 

Et hier, quand je lui ai dit qu’il aurait pu m’avertir pour m’éviter de me rendre ridicule, il m’a encore sorti un :

 

-        Mais non, ce n’est pas ce que tu crois !

 

Sans blague, tu crois vraiment que je n’ai pas d’instinct ?  Tu me prends vraiment pour une idiote ?

 

 

 

Encore qu’idiote, je le suis certainement, tout au moins, je l’ai été durant une bonne année.  Il est temps que ça cesse !  Que je retombe sur terre…

 

 

 

Et ce matin, ouvrant mon compte bancaire je vois une très grosse somme versée !  J’imprime l’extrait et je lis : « avance sur succession » de mon père…  Je me méfie, j’interroge le notaire (par mail), savoir s’il a bien tenu compte des emprunts que m’avaient accordé mes parents juste avant de mourir, que le partage soit équitable avec ma fratrie…  Donc, je n’y crois pas encore tout à fait.  Et puis, je n’ai pas encore eu les renseignements quant au payement des frais de succession.  Où ?  Quand ?  Combien, le calcul a été fait mais pour le reste, je patauge !  J’attends la réponse, l’éclaircissement.

 

 

 

Alors, mes projets ?  Refaire le toit et préparer le grenier, soit l’isolation phonique et thermique, les châssis de la façade et une ouverture vers le jardin, un bon plancher…  Et en fonction de, décaper et mettre la façade en état, et encore en fonction de, façade arrière et terrasse…  Bref, des boulots confiés à des professionnels, une mise en ordre de la maison, lui donner de la valeur.  Peut-être qu’un jour je vendrai pour m’installer dans un petit truc confortable, et seule.  Mes beaux projets se sont effondrés.  Fini la communauté, fini le sens social !  Juste moi et mon fils tous les quinze jours.  J’ignorais à quel point les évènements allaient s’enchaîner pour me pourrir la vie : l’achat de la maison (obligé, fin de bail), le début de « l’aventure » avec Dam et l’enfer qu’il m’a fait vivre, le décès de maman en août, le décès de papa en décembre, ma mise au ban de la fratrie, les cures de Dam, mes pauses en psychosomatique et à l’assuétude, les départs de Dam, et maintenant sa nouvelle vie, avec une autre, pratiquement sous mes yeux.  Sans compter la rencontre avec celui qui est devenu mon grand frère, qui refait l’enquête de l’assassinat de ma sœur, le projet de bouquin que nous avons élaboré, mais qui n’arrive pas à avancer parce pollué par tous ces accidents de parcours.  Les nerfs sont mis à rude épreuve, et ma tension artérielle s’en ressent.  Mais je tiens bon sur un point au moins : je ne consomme plus d’alcool !  Et je continue mon avancée quant à la restauration de la maison, même si les projets initiaux ont évolué.

 

 

 

Bon, le prochain WE, je le passe avec mon grand frère, lequel vient de recevoir une douche glacée sur le dos, comme une malédiction qui nous poursuit.  Alors, nous allons rechercher des signes, tenter de comprendre, tenter surtout de faire face et d’accepter.  Des jours meilleurs devront bien suivre à un moment donné non ?

 

 

 

Ce soir, j’irai à ma réunion AA, non pas parce que j’en ai besoin pour me convaincre de continuer la lutte, mais pour rencontrer des gens.  Mon auto-enfermement m’étouffe…

 

 

 

17:09 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0)

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