01/07/2013

Zosio (43)

 

Un mauvais rêve est venu me troubler cette nuit, une très mauvaise nuit, remplie de période d’insomnie…

 

J’étais encore dans un endroit rempli de monde, notamment ma sœur défunte, ma maman, mon autre sœur, et ma cousine !  Et pourtant je ne l’ai pratiquement jamais côtoyée.  Il y avait également mon oncle, sa femme et une multitude d’enfants bruyants qui trainaient des convois de jouets qu’ils avaient fabriqué, et j’intervenais pour demander qu’ils cessent de jouer avec ça, nous étions au milieu de la nuit quand même (mais il faisait jour sans soleil).  J’étais fatiguée, mais je n’avais pas encore trouvé le moment de me retirer pour dormir, il était approximativement 3 h du matin (dans mon rêve).  Puis, le rêve tourne au cauchemar !  Je me retrouve à partouzer avec ma sœur (la survivante) et ma cousine !  Vraiment le cauchemar !  Moi qui ne suis pas du tout portée sur l’homosexualité, j’ai trouvé ça très dérangeant !  D’autant plus que ma sœur avait des organes mâles (au moins un), que j’y trouvais du plaisir, et que je tenais dans ma main… une paire de bijoux de famille, exactement de la taille de ceux de Dam !  Je ne faisais rien, je me laissais faire.

 

Grand malaise au réveil !  Vite sortir du lit !  Mais impossible de sortir de ces images.  Chercher la symbolique ?  Est-ce que je tiens le Dam par les coucougnettes ?  C’est quand même un peu fort ça !

 

Alors, ça me travaille, toute la matinée, je suis en plein malaise. 

 

Je sors faire une petite course au magasin, une file horrible attend à la caisse.  J’ai peur de le rencontrer avec sa nouvelle compagne, comment réagir dans ce cas ?  Ignorer ?  Saluer ?  J’observe autour de moi, je regarde les femmes, je cherche celles qui semblent avoir quarante ans.  Celle-là ?  C’est peut-être elle.  Elle pourrait faire les courses seules…  Je ne peux l’imaginer laide, ni obèse, ni…

 

Et je pense à elle.  Qu’y peut-elle à mon malaise ?  Elle n’y est pour rien !  Il lui a plu, il m’a plu aussi !

 

Et lundi commence le stage et nous devrons nous concentrer sur notre travail uniquement !

 

Alors, je dois proposer une trêve !  Ne plus faire monter la pression.

 

Et tout à l’heure au resto, avec mon grand frère de cœur, s’ils y étaient ?  C’est au village…  Mais sait-on jamais.  Je me torture l’esprit, et j’envisage, si le cas se présente, d’aller lui parler, me présenter et lui souhaiter beaucoup de bonheur.  Pour autant que Dam me laisse les approcher !

 

Mais pour l’instant, mon grand frère arrive, et la rencontre crainte n’a pas lieu au restaurant, ni ailleurs !

 

Nous échangeons nos malheurs, et nous rions beaucoup.  La technique est bonne !  Nous parlons jusqu’à près de 3 h du matin.  Lui, de son amour, toujours vivant, pour son ex-femme qui n’a pas répondu à son message de paix, moi de mes déboires avec Dam.  Nous tentons de définir ce que je cherche dans une vie de couple, ce qui m’agrée.  En fait, je sais surtout ce que je ne veux pas !  Mais la définition d’un projet positif ne m’est pas encore connue.  Il est vrai qu’une telle recherche serait intéressante.  En fait, j’ai l’impression d’avancer par tâtonnements, d’attendre de me brûler les ailes, puis de laisser tomber, gardant ma rancœur et mon dégoût de certaines attitudes négatives.  Il me demande si je serais prête à recommencer l’aventure avec Dam.  La réponse est malgré tout encore oui.  Alors il me donne un conseil : m’afficher avec un autre (il est prêt à jouer le rôle), et surtout, surtout l’ignorer prodigieusement !

 

C’est défini : demain matin, nous irons nous promener le long de l’eau, passant devant la maison de la mère de Dam, que je sais toujours à son pc dans une pièce de façade, lorgnant sous son volet semi-ouvert chaque mouvement de la petite rue tranquille…  Et puis, nous passerons à la pompe !  Le cœur du village et des ragots !  Oh, simplement acheter des croissants, mais nous faire voir, ensemble !  Nous serons filmés, et d’expérience, je sais qu’ils se repassent les images pour montrer qui et quoi aux intéressés.  J’en ai été l’objet au début de ma relation avec leur meilleur client : le Dam !

 

Nous passons le reste de la journée en pèlerinage, sur la tombe de ma sœur, celle que mon grand frère a tant aimée, et de mes parents, puis nous visitons les environs, les lieux cultes de son souvenir, puis il m’entraîne vers ses lieux de vie.  La connaissance de nos vies s’approfondit chaque fois que nous passons du temps ensemble, et une bonne complicité s’installe entre nous, mais avec une restriction infranchissable : non, nous ne voulons pas devenir amants !  Notre liberté de parole s’en trouverait immanquablement troublée, et c’est tellement agréable de pouvoir parler de tout, absolument tout, sans équivoque ni tabou.

 

J’ai retrouvé l’envie de continuer à vivre, à investir en moi…

 

Et lundi matin, en faisant des courses pour les stagiaires, j’apprends que le Dam il a déjà rechuté !  Il reboit !  Oh, il fait gaffe au boulot, en cachette, il tente de maîtriser son irrépressible envie, mais je connais la maladie, je sais que c’est impossible d’y résister après le premier verre…

 

Il m’a lancé un regard noir en arrivant et ne m’a pas dit bonjour.  Je suis totalement indifférente à sa colère.  Il doit me parler à diverses reprises, pour le boulot.  Je sens un cercle de collègues bienveillants autour de moi.  Mais le petit con qui lui a balancé que je l’avais cuisiné la semaine dernière le suit comme un petit chien docile, tentant de conserver ses faveurs.  Et puis, ils partagent le même vice !  Qui se ressemblent s’assemblent… 

 

A quand le rechute dans l’héro ?  Sans doute lorsqu’il n’aura plus ses substituts et qu’il aura oublié de prendre rendez-vous avec son docteur, parce que je ne suis plus là pour le lui rappeler, mon calendrier n’affiche plus les dates butoirs, j’ai abandonné son suivi.  Combien de temps sa nouvelle recrue tiendra-t-elle le coup ?  Décidément, j’avais beaucoup de pouvoir sur lui, et sans moi, il retombe très vite dans le vide de son existence de parade.  Dam est un paon !  Il fait la roue, mais quand il perd la queue, il n’intéresse plus personne.

 

Je me demande si je serais prête à recommencer…  J’en doute quand même…  Je ne reprendrais pas mon rôle de coach, et sa mère devrait rester à sa place, autrement dit, l’impossible est atteint !

 

 

 

20:34 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0)

Les commentaires sont fermés.