22/07/2013

Zosio (52)

 

Et la quatrième semaine de stage commence.  La dernière avec un encore presque 40 étudiants.  Il n’en restera qu’une ne comptant plus que 12 stagiaires.  Ouf, la fin approche !

 

Le WE avec le fils m’a fait du bien.  Rien à dire, cet enfant me fait sourire, il me comble.  Mais il m’impose d’être active, et là, j’ai rencontré un problème… 

 

Mon docteur m’a encore augmenté, dernièrement, les médicaments pour descendre ma tension artérielle, et il me semble que cette potion magique ne me convienne pas.  Une douleur tenace est apparue dans mon thorax, du côté gauche.  Une simple respiration profonde me pousse à appuyer, de la main, le point sensible.  Me retourner dans mon immense lit (que j’occupe seule) m’éveille de douleur.  Chaque mouvement du bras gauche m’irradie encore.  Puis, ces deux crises de sueurs extrêmes, du visage, comme s’il pleuvait à torrents !  Les yeux irrités par l’eau salée qui coule depuis mon front.  Non, la sueur n’a pas la même composition que les larmes.  Ajoutons à cela une grande fatigue, une tension qui n’est pas redevenue idéale, et me voilà à craindre l’infarctus imminent !

 

Désolée, je ne prolonge pas ce test médicamenteux !  Je double la dose de l’autre comprimé, l’ancien, que je connais bien, et effectivement, la douleur et les malaises s’atténuent.  Docteur doit passer demain matin pour le papé, il pense que mes malaises pourraient venir d’ailleurs, j’aurais fait un raccourci trop rapide (non, non, j’ai bien lu la notice et tous les effets indésirables possibles), bref, j’arriverai au boulot avec un peu de retard et je n’ai pas l’intention de reprendre ce traitement. 

 

En parlant avec un collègue victime d’un infar il y a quelques années, nous échangeions nos symptômes.  Son frère également avait un cœur en parfaite santé quand il est passé chez le cardiologue, mais il a fait un bel infar deux semaines plus tard.

 

Alors, je pense à maman qui entrait, il y a un an, dans ses trois dernières semaines de vie, je la revois avec sa bonbonne d’oxygène et ses tuyaux, elle se préparait à entreprendre les soins palliatifs.  Elle souffrait d’insuffisance cardiaque…

 

Bien sûr, elle avait presque 86 ans, mais elle n’a pas vécu sa vie de la manière dont je mène la mienne, à tambours battants.

 

Je dis comme elle : partir, je veux bien, c’est notre lot, la peur vient de la souffrance…

 

18:22 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0)

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