23/07/2013

Zosio (53)

 

Bon, je change encore de posologie médicamenteuse !  Mais j’avais raison, je fais une mauvaise réaction à l’un des composants du médicament prescrit.

 

Pourtant, je suis calme, sereine, c’en est presque étonnant !  J’observe, indifférente, la descente aux enfers de Dam : et déjà une première demande d’avance sur salaire, il a déjà épuisé sa réserve prévue pour août, lorsqu’il sera sans salaire, en vacances…  Et puis, il ne boit même plus en cachette, il dit carrément, au boulot :

 

-        Je vais me chercher une bière, tu veux quelque chose ?  (s’adressant à une étudiante).

 

Et ce matin, le petit gros gamin gâté, son pote de beuverie, de lui demander si sa madame avait été fâchée hier soir…  Soit, il a dû traîner plus que raisonnable après le boulot, et pas à boire de l’eau !

 

Les événements s’enchaînent, comme je le prévoyais, et c’est sans doute ça qui me procure ma sérénité.  J’en ai fini de me tromper, j’ai repris le cours des choses, je regarde, simplement, le déroulement et la reproduction d’une histoire que je viens de vivre et qui s’est terminée dans la douleur, pour moi seulement.

 

Et mes rêves, trop embrouillés pour en sortir une histoire qui tienne la route, seulement une redondance qui commence à m’inquiéter : à chaque fois que mes rêves partent vers l’affectif et la relation sexuelle, je suis avec une femme !  Et pourtant, ce n’est pas dans ma nature, et pourtant, ce n’est même pas un plaisir, même en rêve. 

 

Ai-je vraiment tiré une croix sur la relation homme/femme ?  Puis-je encore imaginer faire confiance à un homme ?  Si même en rêve je n’arrive plus à l’imaginer, qu’en est-il dans la vraie vie ?  Serais-je vaccinée ?  Dégoûtée ?  Définitivement guérie d’une utopie qui a occupé ma vie durant 55 ans ?

 

Ou ce passage est-il une étape du deuil de mes amours passées ?  De mes amours déçus, trahis ?

 

J’ai retrouvé mon mode d’expression typique : la dérision et la provocation, mais je ne m’adresse plus jamais à Dam, sauf professionnellement.  Même lorsqu’il me parle de la météo, je n’ai aucune réponse, aucune attention pour lui.  Il tente, discrètement, de redevenir mon ami, ce qu’il a été durant les huit années précédant notre fugitive relation, mais il n’en sera rien.  Je ne saurai plus jamais accorder le moindre crédit à ses mots, à ses plaintes, à ses jérémiades interminables.  Dès qu’il vient me « raccuser » l’un ou l’autre fait « inapproprié » des étudiants, je conclus toujours en lui disant que c’est normal, que c’est lui qui se formalise pour des riens, au lieu de le conforter dans son idée que ce comportement n’est pas « normal » dans le cadre du projet professionnel que nous menons.

 

Je ne flancherai pas, je suis déterminée dans ma ligne de conduite.  Et j’attends sa demande, au début du mois de septembre, de « reporter » son échéance de remboursement mensuel de sa dette envers moi.  Et la réponse sera NON.  Pendant des années il a trouvé l’argent pour se payer sa consommation d’héroïne, alors, les 100 € par mois qu’il doit me verser jusqu’en décembre 2017, il me les versera, chaque mois, sans le moindre report…

 

Ma sobriété a du bon…

 

18:12 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0)

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