30/07/2013

Zosio (55)

 

Mais quel enthousiasme tout à coup !  Je suis dingue de mon jardin !  L’été m’apporte de longues heures de grattage, égalisation, semage, plantage de fleurs…  Et oui, je me décide à me faire « plaisir » et le plaisir, je le prends en m’achetant des fleurs !  Non, pas des fleurs coupées, je n’aime pas trop les vases débordants, je préfère mes massifs fleuris, mes bulbes en bataille, mes capucines rampantes, et les dernières : des hortensias et un rosier grimpant.

 

De plus, mes légumes donnent leur plein rendement, et je récolte et j’offre, au bureau, à la voisine.  Je sélectionne soigneusement les bénéficiaires de mes dons, par exemple, que le Dam ne se manifeste pas, il se fera remettre à sa place en moins de deux :

 

-        Quand tu auras payé ce que tu as mangé à la maison, en vivant avec moi pendant 8 mois, on en reparlera !

 

Je ne vais quand même pas nourrir sa nouvelle femme quand même ! 

 

Et ce matin, en relevant la boîte aux lettres, je vois la fameuse voiture bleue de sa femme !  Garée devant le site !  Et où qu’elle est que je constate, que je me mesure à elle ?  Elle n’y est pas…  Ce qui signifie qu’il est venu seul en voiture SANS PERMIS de conduire !  Si !

 

Et dire que je lui ai inculqué tout le contraire durant le total des 11 mois que nous avons passé ensemble, quand je l’ai coaché.  Quel gâchis !  Je n’ai pas manqué de lui faire la remarque lorsqu’il est passé chercher une impression sur l’imprimante générale.  Il en est tombé des nues !  Il n’a pas pu nier. 

 

Il m’a dit :

 

-         C’est juste une fois comme ça…

 

Comme une excuse…

 

Bon, sur ce, je connais maintenant les chiffres qui composent la plaque d’immatriculation, en plus des lettres.  Gaffe en croisant ce véhicule sur la route !  Surtout qu’il boit à nouveau et plus peut-être. 

 

Mais comment peut-elle lui confier ses clés ?  Peut-être est-elle du même « genre » que lui, qu’elle consomme avec lui, comme je l’ai fait également.  Je l’ignore, et je m’en fiche, ce n’est pas mon problème.

 

Moi, je reprends du poil de la bête, je me fais coquette, je m’offre un délire de jardinage intensif, je regarde pousser et ça me comble de fierté !  Maman adorerait…  Quel dommage qu’elle soit partie trop tôt.  Elle aurait pu venir chez moi, quelques jours par-ci, par-là.  Mais non, elle n’a même pas eu l’occasion de voir la maison, papa non plus.  Quand ils auraient pu venir, c’était trop le chantier, j’ai refusé, et après, ils n’étaient plus là ou déjà incapables de se déplacer.  Je pense souvent à eux, ils me motivent à redresser la barre, je veux leur faire honneur, que de là-bas, ils soient fiers de moi, comme ils l’ont été depuis qu’ils m’ont vue telle que j’étais plutôt que telle qu’ils auraient voulu me voir.  Je savais qu’ils me manqueraient, malgré le fait que je pestais tous les samedis d’être de « corvée » à heure fixe.  La « corvée » ne me manque pas, mais eux, leur petite vie, leurs sourires et leur plaisir quand j’arrivais, plus personne ne me donne ça. 

 

Et je mens encore, le papé il est toujours souriant quand je rentre (depuis pas trop longtemps), mais il capte mon désarroi et tente de me réconforter et se montrant jovial.  Et puis, le fils, le sourire du fils, le soleil qui entre dans la maison !

 

Remonter la pente glissante sur laquelle je m’étais égarée.  C’est en cours !

 

20:07 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0)

Les commentaires sont fermés.