05/09/2013

Zosio (62)

 

Tellement de choses à réaliser, tellement de mots dans ma tête que mes doigts ne peuvent suivre à les écrire…

 

Le retour de Dam au travail et la belle sérénité déjà à moitié compromise…

 

Une fouille de mon tiroir contenant les dossiers du personnel, dont mon dossier, et celui de patron.  Oh, rien de confidentiel là-dedans, mais des dossiers qu’on n’a pas à consulter en l’absence de patron ou de moi.  La panique, soudain, que l’on ait trouvé les documents concernant la dette de Dam et les nouvelles modalités à soumettre à sa signature, m’assurant un remboursement via sa fiche de salaire, et non par sa volonté inexistante d’assumer ses engagements…

 

Un saut rapide à la maison pour me rendre compte que tous ces documents y étaient rentrés, aucune trace n’en restait dans mon dossier depuis la mise au point avec le Président sur notre technique d’offensive…

 

Une petite semaine de reprise de travail en comité réduit, puis, une journée de la semaine suivante, avec des toussotements, suivie d’une nuit de douleurs et de fièvre, un réveil dans le cirage total, des spots éblouissants s’allumant sans cesse, n’importe où devant mes yeux, m’obligeant à me tenir aux murs pour rejoindre la cuisine, et finalement, le constat qu’il me serait impossible de me déplacer.

 

Un SMS pour avertir mon collègue supérieur et ami, en l’absence de patron qui ne reviendra que dimanche, un médicament pour faire descendre la fièvre, et retour dans les plumes encore moites de la transpiration nocturne.

 

Une grosse heure plus tard, les poumons encore en feu, mais la fièvre moins agressive, j’ai pu me sortir et consulter.  

 

Bronchite, ça je savais déjà !  On y ajoute pharyngite, on en profite pour parler de la douleur des mains, déjà identifiée également : canal carpien, et du gonflement du genou droit, pour lequel le diagnostic s’appelle arthrose.

 

J’en suis fort aise !

 

Bon, pour les mains, on prévoit pour le lendemain une infiltration, ce qui correspondra à trois jour d’immobilité, enfin de non utilisation forcée, soit pas de courses (les sacs sont lourds à porter), pas de nettoyage (le poids des seaux), pas de bricolage, pas de jardinage…

 

Et pour le genou : rien que du préventif !  Ne plus jardiner pliée en trois, les fesses sur les talons.  J’ai acheté mon petit tabouret de jardin, comme les petites vieilles, et aussi des genouillères de bricolage, jardinage, histoire de ne pas poser ma pauvre articulation sur un sol dur…

 

Sur ce, je m’offre des séances cinéma : hier après-midi c’était Vilaine avec Marylou Berry.  Un film un peu dans le ton du monde merveilleux d’Amélie Poulain, enfin, un certain climat visuel quelque peu repris, et qui ne gâche rien (pour moi).

 

En soirée, je suis passée au papa : Insoumis, avec Richard Berry.  Polar sanguinolent avec une touche de sentimentalisme, sur fond de trafic de drogue, et là, maintenant, tout de suite : Barton Fink (palme d'or 1991), vraiment excellent, des décors parfaitement étudiés, des personnages caricaturés à l’extrême, peu de personnages d’ailleurs, et une intrigue bien tournée.

 

Je me garde un Tim Burton avec Johnny Deep, Vol au-dessus d’un nid de coucou (l’un de mes films cultes) dont je viens de faire l’acquisition, et encore un troisième pas encore déballé.

 

Et voilà comment on passe sa convalescence sans souci !

 

Il s’agit d’un investissement pour quand Alzeimer m’aura atteinte, au moins je regarderai des films que j’apprécie, en les découvrant à chaque fois !

 

Mais je suis passée au bureau, quand même, hier pour m’occuper des feuilles de paie juste arrivées, et aujourd’hui pour livrer mes courgettes et un chou blanc de mon jardin à mon collègue-supérieur-ami qui ne venait pas ce jour (j’avais oublié).  Et j’ai rencontré Dam qui m’a fait une longue conversation pour la journée de dimanche à organiser et me dire que j’avais encore maigri…

 

-        Tu crois ?  Il ne me semble pas !

 

Et sur ce, je vais me refaire un film !

 

Zut, j’étais descendue pour continuer d’écrire sur le bouquin hommage à ma sœur, et voilà, je ne l’ai pas fait. 

 

Décidément, je n’ai aucune suite dans les idées !!!

 

15:35 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (4)

Commentaires

Toujours un plaisir de te lire, je perçois une certaine distance et de l'humour, en forme d'autodérision, qui teintent tes mots (décrivant pourtant des situations pas toujours roses) et qui sont très plaisants...

Écrit par : Cédric | 06/09/2013

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Tu le sais, tu le vis, tu l'écris également: la dérision est une porte de relativité de la vie ! Que deviendrions-nous s'il fallait se prendre au sérieux tout le temps ?

Écrit par : Zosio | 07/09/2013

Et là , tu es guérie ?
dis donc , tu es abimée de partout toi ?
je souhaite qu'on puisse soulager tes mots le mieux possible

j'avais bien aimé "Vilaine " aussi , un film acerbe , bien interprété par une "fille de " qui est une bonne actrice

J'aime bien te lire

Écrit par : Jeanne | 10/09/2013

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Oui !!!
Presque guérie... Les bronches finiront bien par se nettoyer, l'effet de l'infiltration n'est pas efficace au poignet droit, mais je reprends quand même mes activités !
Comme si j'avais le temps d'être malade moi !
Belle journée Jeanne, je traîne aussi bien volontiers chez toi !

Écrit par : Zosio | 10/09/2013

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