11/10/2013

Zosio (71)

 

Une semaine se termine, je ne l’ai pas vue passer !

 

Je m’étais exilée à deux pas de la frontière française, chez mon frère de cœur, pour travailler, définir la trame de notre bouquin à deux mains.  Et nous avons bien travaillé, beaucoup parlé, le tout dans la plus grande sobriété puisqu’il s’est mis au régime ! 

 

La fouine occupe maintenant son appartement au rez-de-chaussée, elle se sent en situation de « rupture » et clame bien fort sa frustration ! 

 

Après ma première nuit là-bas, elle lui a claironné un :

 

-        Je n’ai pas pu fermer l’œil de la nuit tellement vous avez fait du boucan !

 

Non mais c’est quoi ça !  On dort côte à côte comme un vieux couple encore aimant mais où l’envie a cédé la place à une belle fraternité complice.  Et nous avons bavardé, ça c’est vrai jusqu’à plus de minuit malgré le fait que nous devions nous lever à 5 h du matin pour partir à Bruxelles (formalités administratives).  Et puis, la télé fonctionnait, alors que nous ne la regardions même pas, mais un loft avec chambre en mezzanine laisse passer tous les sons, et nous n’avions pas envie d’être épiés.

 

Bref, elle a été remise à sa place en une phrase :

 

-        Si ça ne te convient pas, je te laisse 6 mois pour trouver autre chose !

 

Le lendemain, elle a fait comme si de rien n’était…  Et la nuit suivante, nous avons été dormir de bonne heure, tellement fatigués par ces longues heures de route, sans compter que nous sommes repassés sur le trajet de notre pèlerinage, et chez un fleuriste, et au cimetière…  Il faut vraiment qu’il m’accompagne pour que je passe dans cet endroit, les voir tous les trois : mes parents et ma sœur, son grand amour de jeunesse qu’il pleure encore chaque jour qui passe.

 

Mais puisque je n’y vais pas souvent, je ne manque pas de leur apporter un bouquet qui reflète mes sentiments pour eux, un symbole de ce qui nous unissait dans la vie.

 

Et le travail d’écriture avance bien.  La trame est définie, l’interactivité entre nous deux rythmera le récit, je ponds des textes, il les relit et m’en fait la critique :

 

-        C’est bon ça, c’est un élément important que tu soulèves… 

 

-        Oh, j’aime bien ce terme-là ! 

 

-        Bon, c’est pas mal mais un peu bref, faut étoffer. 

 

-        Il faudrait de la levure dans tout ça. 

 

-        Evite les flans retombés sur la fin, on croit que tout va exploser, on entre bien dans ton récit, puis, il se termine comme un pétard mouillé. 

 

-        Soigne tes chutes !

 

-        Je reprendrais bien ton texte, mais tu es capable de le faire toi-même !

 

Alors, je le repense, j’écoute ces conseils, je le retravaille et effectivement, je le trouve mieux, plus limpide, plus beau quoi !

 

Le premier jet est facile, il coule tout seul !  Mais là, je ne suis plus dans le blog, je dois apprendre à satisfaire les exigences d’un éditeur.

 

Bref, c’est passionnant !  Je sens que cet hiver je vais passer tous les moments dégagés des contraintes estivales à mon clavier, et travailler, travailler, lire et relire sans cesse, transmettre par mail, recevoir les conseils, les critiques (critique n’a pas ici un sens péjoratif mais plutôt éducatif).

 

Et ce WE, le fils est là !  De bons moments en perspective…  Je reprends le boulot mardi après ces quelques jours de VA à épuiser avant la fin de l’année…

 

21:22 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (2)

Commentaires

Et ce bouquin, il a déjà un titre de travail ?

Écrit par : Un homme | 12/10/2013

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Oui, mais il est encore susceptible d'être modifié. Il s'agira d'un hommage à ma sœur tragiquement décédée, et qui sans le savoir, a eu un rôle prépondérant dans la vie de son premier amour devenu entretemps écrivain (comme elle le prédisait déjà) et a eu une longue vie publique, notamment via les médias. Un peu l'effet papillon quoi ! Un amour pur d'adolescence peut définir le tracé de toute une vie.

Écrit par : Zosio | 12/10/2013

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