25/10/2013

Zosio (73)

 

Il est difficile de discourir sur le bien-être, voilà pourquoi je n’apparais plus autant ces dernières semaines.

 

Je ne vis que de bons moments, que ce soit en grattant dans mon jardin, en travaillant ou en faisant semblant de travailler au bureau, en lisant, en réfléchissant au bouquin, que raconter lorsqu’on se sent bien dans tout ???

 

Et puisque c’est comme ça, je me suis lâchée : aujourd’hui, j’ai porté une jupe noire et évasée, au-dessus du genou !  Je ne porte JAMAIS de robe ou jupe.  Je déteste mes jambes et mes genoux, et mes chevilles, bref, tout le bas !  Cet avis n’est partagé que par moi, mais il en est ainsi !

 

Un collant noir, des bottines pointues avec talon fin, en daim brun, à revers, et un pull noir également, d’une matière ultra douce et à longs poils.  Oui, je me suis un peu défoulée dans les magasins de fringues ces derniers temps, et je me suis laissé aller…

 

Evidemment, mes 8 collègues masculins m’ont regardée de la tête aux pieds, discrètement…

 

Nous devions étendre des toiles d’araignées sur les parois de la grande tonnelle, pour les festivités d’halloween auxquelles je ne participerai pas ce samedi, la présence du fils m’en dispense.  Il y avait Dam et l’idiot du village, les deux gamins, étaient sur des escabelles.  Bien sûr ils m’en ont proposé une au choix…

 

-        Non, je ne monte pas sur un promontoire aujourd’hui, vous accourreriez tous pour me tenir l’échelle !

 

-        Oh oui ! Bonne idée !

 

-        Machin !  Truc !  Bazar !  Venez tous, Zosio va monter sur l’escabelle !!!

 

Bref, l’effet désiré était obtenu, je me faisais remarquer ferme…

 

En quittant, il y en a même un qui a dit qu’ils n’avaient pas l’habitude de me voir comme ça, mais que c’était bien !

 

Ben dis-donc !  Il faut peu de choses !  Une paire de guiboles couvertes d’un collant noir peu transparent.

 

La journée se finissait plus tôt, je voyais ma psy avant de chercher le fils.  Et là encore une fois, des félicitations de la satisfaction et le rappel des mises en garde au sujet de mes poisons…

 

Nous nous reverrons selon mon besoin, ma demande.  Je n’ai peut-être pas encore fini de trébucher sur cette route semée d’embûches…

 

19:10 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (2)

20/10/2013

Zosio (72)

 

Oui, je suis peu présente en ce moment, je vis sur une autre planète, la planète zénitude…

 

Je travaille beaucoup sur le livre.  Je réfléchis, au livre, à moi, à tout.

 

Je me réconcilie, je salue la mère de Dam qui n’en revient pas et me répond avec un grand sourire, je retrouve des relations de pure camaraderie avec le même Dam, le point du remboursement de sa dette étant résolu (pour l’instant), je vais à mes réunions AA, et je rêve beaucoup durant la nuit, des rêves bousculant comme toujours, côtoyant la mort de mes parents, et reliant les trois sœurs, y compris la défunte, et toujours sans le petit-frère.  Je m’interroge vraiment du pourquoi de sa disparition, je devrais dire de sa définitive non-apparition !  C’est comme s’il n’avait jamais fait partie de la famille…  Etrange ce gommage d’un membre de la fratrie alors que nous étions très proches jusqu’à ce que je quitte la maison quand il avait 10 ans.

 

Et puis, je me crée ma nouvelle philosophie basée sur la paresse d’un côté : se disputer fatigue beaucoup, donc, la zénitude est ma parade.  Et d’un autre côté, sur une phrase de mon frère de cœur : l’amour doit se conjuguer avec l’auxiliaire « être » plutôt que l’auxiliaire « avoir ».  Alors, je me complais dans le platonique pur et dur, mais ce que j’aime surtout, c’est ma vie, la vie !  Enfin dépourvue d’envies, de jalousie, de rancœur…

 

Rien, juste besoin de rien, et heureuse de tout…

 

19:14 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (3)

11/10/2013

Zosio (71)

 

Une semaine se termine, je ne l’ai pas vue passer !

 

Je m’étais exilée à deux pas de la frontière française, chez mon frère de cœur, pour travailler, définir la trame de notre bouquin à deux mains.  Et nous avons bien travaillé, beaucoup parlé, le tout dans la plus grande sobriété puisqu’il s’est mis au régime ! 

 

La fouine occupe maintenant son appartement au rez-de-chaussée, elle se sent en situation de « rupture » et clame bien fort sa frustration ! 

 

Après ma première nuit là-bas, elle lui a claironné un :

 

-        Je n’ai pas pu fermer l’œil de la nuit tellement vous avez fait du boucan !

 

Non mais c’est quoi ça !  On dort côte à côte comme un vieux couple encore aimant mais où l’envie a cédé la place à une belle fraternité complice.  Et nous avons bavardé, ça c’est vrai jusqu’à plus de minuit malgré le fait que nous devions nous lever à 5 h du matin pour partir à Bruxelles (formalités administratives).  Et puis, la télé fonctionnait, alors que nous ne la regardions même pas, mais un loft avec chambre en mezzanine laisse passer tous les sons, et nous n’avions pas envie d’être épiés.

 

Bref, elle a été remise à sa place en une phrase :

 

-        Si ça ne te convient pas, je te laisse 6 mois pour trouver autre chose !

 

Le lendemain, elle a fait comme si de rien n’était…  Et la nuit suivante, nous avons été dormir de bonne heure, tellement fatigués par ces longues heures de route, sans compter que nous sommes repassés sur le trajet de notre pèlerinage, et chez un fleuriste, et au cimetière…  Il faut vraiment qu’il m’accompagne pour que je passe dans cet endroit, les voir tous les trois : mes parents et ma sœur, son grand amour de jeunesse qu’il pleure encore chaque jour qui passe.

 

Mais puisque je n’y vais pas souvent, je ne manque pas de leur apporter un bouquet qui reflète mes sentiments pour eux, un symbole de ce qui nous unissait dans la vie.

 

Et le travail d’écriture avance bien.  La trame est définie, l’interactivité entre nous deux rythmera le récit, je ponds des textes, il les relit et m’en fait la critique :

 

-        C’est bon ça, c’est un élément important que tu soulèves… 

 

-        Oh, j’aime bien ce terme-là ! 

 

-        Bon, c’est pas mal mais un peu bref, faut étoffer. 

 

-        Il faudrait de la levure dans tout ça. 

 

-        Evite les flans retombés sur la fin, on croit que tout va exploser, on entre bien dans ton récit, puis, il se termine comme un pétard mouillé. 

 

-        Soigne tes chutes !

 

-        Je reprendrais bien ton texte, mais tu es capable de le faire toi-même !

 

Alors, je le repense, j’écoute ces conseils, je le retravaille et effectivement, je le trouve mieux, plus limpide, plus beau quoi !

 

Le premier jet est facile, il coule tout seul !  Mais là, je ne suis plus dans le blog, je dois apprendre à satisfaire les exigences d’un éditeur.

 

Bref, c’est passionnant !  Je sens que cet hiver je vais passer tous les moments dégagés des contraintes estivales à mon clavier, et travailler, travailler, lire et relire sans cesse, transmettre par mail, recevoir les conseils, les critiques (critique n’a pas ici un sens péjoratif mais plutôt éducatif).

 

Et ce WE, le fils est là !  De bons moments en perspective…  Je reprends le boulot mardi après ces quelques jours de VA à épuiser avant la fin de l’année…

 

21:22 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (2)