12/02/2014

Zosio (87)

Les fêtes approchent, synonymes de trois semaines de congés (pour moi).  Les premiers « avertissements » de stationnement illégal agrémentent les voitures garées à l’avant, à proximité de la chaussée principale, là où elles n’ont jamais dérangé personne. 

 

J’en fais les frais.  Durant trois mois, je m’abstiendrai de choisir cet endroit même s’il est face à ma maison et qu’il dispose d’espace libre.  Successivement, mes voisins subissent le même sort, nous nous disputons d’autant plus les places de la petite rue J.  Ma voisine n’en est que plus dérangé puisque ses pots de fleurs ne sont décidément pas dissuasifs.

Sa sympathique fille s’arrête maintenant devant la maison maternelle, en façade.  Elle n’y reste pas suffisamment longtemps que pour être sanctionnée.

 

Lors d’une de mes visite à la pharmacie, j’apprends que le jeune homme qui y officie a croisé l’agent de quartier le long de la Meuse, il lui dressait un avertissement parce qu’il abimait le gazon du parc (fréquenté par les seuls propriétaires de chiens qui ne ramassent jamais la moindre déjection), et qu’en plus il a une jeep, donc un véhicule qui est plus lourd qu’une petite voiture (les pénalités sont donc distribuées à la tête du client, en fonction de la cylindrée). 

 

Le feu couve dans le quartier.  Que se passe-t-il pour que soudainement nous soyons surveillés de la sorte ?

 

L’agent de quartier ne donne aucune suite à ma seconde lettre.  Je dois pouvoir trouver cet article du règlement communal moi-même.  Oui, effectivement, sur le site de l’entité j’obtiens ce que je cherchais, il est strictement interdit d’occuper les trottoirs que quelque manière que ce soit, et lors des manifestations particulières, une autorisation doit être obtenue, et un droit d’occupation sera perçu par la commune.  Je le tiens mon papier !  Mais je ne vais pas m’en servir maintenant car…

 

Lorsque janvier tire sur sa fin, mon chantier de toiture commence…

La grue indispensable est partiellement posée devant la maison de ma voisine, et le tas des bois de charpente est disposé le long de la paroi latérale de sa maison dans la rue J.  Le jour même elle s’inquiète de connaître la durée du chantier, mais surtout le temps que l’espace qu’elle estime sien, soit toute la longueur du trottoir et de la route le bordant, serra encombré d’objets qui ne lui sont pas personnels.  Sa grimace exprime son sentiment lorsqu’elle apprend que les bois passeront au moins la nuit à cet endroit.

  • Et où va se garer ma fille alors ?

Les ardoisiers sont tout de suite au parfum au sujet de la bonne entente qui règne entre nous, et ce premier contact avec elle présage du pire.

 

La précipitation avec laquelle les travaux ont commencé ne nous ont pas permis d’obtenir dans les temps l’injonction de police nous autorisant à bloquer la rue B.  Si elle l’avait su, sûre qu’elle nous aurait déjà fait déplacer la grue chaque soirs et matins, mais une semaine plus tard, nous avions le document à afficher.

 

Nous avons même eu plus…

 

Un tout nouveau panneau d’interdiction de stationnement art.00 du 00. Au départ de la rue J !

 

Personne ne l’aperçoit directement, ce sont les ardoisiers qui me l’ont fait remarquer car l’agent avait déposé un mot sur le tas de bois précisant qu’ils devaient laisser 3 mètres de largeur de route au minimum.

 

Décidément, l’agent de quartier a pris ses quartiers chez nous !  Il est vrai que nous devons dégager un sentiment de menace permanent pour une certaine personne du coin de la rue qui a maintenant bien du mal à surveiller ses pots de fleurs d’un côté, et une grue de l’autre !

 

Le feu a assez couvé, maintenant il flambe tout sur son passage. 

 

Je parle avec quelques personnes concernées, et, étonnamment, toutes me disent d’un coup de menton :

  • Ça vient de là ?  dirigeant leurs yeux vers la maison de ma voisine.

Ainsi donc, elle ne s’en prend pas qu’à moi ?

 

Non, elle a la haine pour tous !  J’en ai maintenant la confirmation.  Nous parlons d’une pétition, je suggère de la prendre en charge.

 

Je rédige, je prépare les documents à faire signer, j’ameute les deux commerces locaux outrés par le panneau certes, mais surtout par la dame qui est arrivée en quelques mois à se mettre tout le monde à dos.

 

Mes visites chez les gens du voisinage sont très bien accueillies, nous en profitons pour faire connaissance, et c’est ainsi que j’apprends les détails de la méchanceté très appliquée de ma voisine.

 

Les signatures remplissent les feuilles, le pharmacien est démonté, et surtout nous sommes choqués que cette décision aie été prise sans la moindre concertation, sans qu’aucune alternative ne nous soit proposée, simplement parce qu’une femme manifeste son exaspération maladive de vivre en société.

 

On en parle ! 

 

On en parle tellement de la pétition que l’administration doit en avoir eu vent, et ça sent le soufre maintenant…

 

Un petit responsable local explique à la pharmacie que nous pouvons continuer de nous garer dans la rue J à condition de conserver 3 mètres de large pour le passage dans la rue.  Nous sortons nos mètres et mesurons : c’est le cas partout où nous nous garons, sauf à l’endroit des pots de fleurs pour autant que l’on ne possède pas une micro voiture comme la mienne, une « Ka ».

 

Mais alors, pourquoi le service des travaux ne trace-t-il pas une ligne frontière délimitant l’espace que nous devons garder pour les interventions de secours ?  Pourquoi notre rue est-elle la seule pénalisée alors que plus de 50 % du village est desservi par des ruelles encore plus étroites où pourtant les riverains stationnent chaque jour sans être poursuivis ? 

En attendant, ma voisine a eu ce qu’elle voulait, elle doit donc trouver un nouvel os à ronger.  Lequel ?

 

Facile !  Mon toit !

21:52 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (2)

Commentaires

ça fait longtemps que je n'ai pas vraiment pris le temps de te lire
je venais de temps en temps, lisant en diagonale, sans laisser de traces
quand on est pas spécialement bien dans sa vie, difficile de prendre du temps pour les autres
c'est mon cas
mais toi, comment vas-tu ?

Écrit par : PF | 15/02/2014

Répondre à ce commentaire

Bonjour PF, pour répondre à ta question, je vais bien, très bien même, mieux que jamais. Il est difficile d'ouvrir les portes devant nous parce qu'on ignore ce qui se cache derrière, c'est pourtant un "risque" qu'il faut prendre pour continuer sa route. Je te souhaite d'y parvenir bientôt.
Je t'embrasse

Écrit par : Zosio | 15/02/2014

Répondre à ce commentaire

Les commentaires sont fermés.