05/06/2014

Zosio (103)

La routine a repris ses droits, j’atterris doucement.

Trois semaines à flâner, à rencontrer pour de vrai des personnalités proches.  Des amis anciens, perdus de vue, des amis nouveaux.

Et dernièrement, deux jours avec mon frère de cœur.  Cinq mois après avoir corrigé notre livre, nous avons encore des points à revoir avant de le proposer à l’éditeur qui le réclame.  Mon frère me semble mieux dans sa peau, sa situation professionnelle s’est éclaircie, le voilà pensionné en Belgique !  Rétroactivement…  Et c’est maintenant qu’on lui propose des missions intéressantes, des voyages à encadrer, dans les pays qu’il apprécie.  Ses rapports avec les femmes et avec le sexe ne voient pourtant pas encore le bout du tunnel, et je l’ai mis en garde vis-à-vis des comportements de plus en plus scabreux de son amie qui est devenue sa locataire.  Elle serait atteinte d’une maladie neurologique un peu invalidante à la longue, et son attitude nous fait penser au film « Mysery ».  Lors de chacun de mes passages là-bas elle pique une crise de jalousie, manifestée cette fois par un mail avec en pièce jointe une chanson « I can’t live without you »…  Et son pistage constant dans chacun de nos déplacements.  C’est pathétique !  La maman de Carrie (surnom qu’il lui attribue) n’arrive pas à attiser ma pitié.

J’ai soumis les paumes de mes mains à un examen poussé de mon frère.  Il me dit qu’il sait les lire…

Non, la mort de ma sœur n’y est pas.  Elle est morte violemment.  Celle de mes parents s’y retrouve.  Ma vie est un grand chaos, ce n’est un secret pour personne.  J’ai suivi le mouvement parallèlement à mon fils.  Mais ce dernier s’éloigne de moi, devient adulte, se détache.  Il semblerait qu’une rencontre proche s’annonce, une bonne rencontre et une association de couple « heureuse ».

Je ne mourrai pas d’un coup mais je partirai sans m’en rendre compte, comme si Alzeimer prenait ma conscience avant de me laisser partir complètement…

Puisqu’il pratique également la géomancie, j’ai voulu en entendre plus sur cette « rencontre ».  Mes traces en écriture automatique décrivent cette nouvelle histoire comme un mouvement en douceur, pas une révolution.  Une satisfaction et un équilibre agréable et épanouissant viendront de peu de choses alors que je rêve d’une explosion.

Mon point d’ancrage est ma maison, c’est mon tout, ma réalisation ultime, mon refuge.  Ma famille se résume maintenant à 4 personnes : mes parents, ma défunte sœur et moi.  Ma mère m’a aidée et m’aide encore. 

Un passage en milieu hospitalier est prévu, mais sans gravité (il est vrai que je dois me faire opérer du genou et des poignets).

Je devrai emprunter de l’argent prochainement, mais ce n’est pas grave, ça n’entravera pas mon mode de gestion.

Puis, j’ai recommencé l’opération concernant mon fils.  J’ai la confirmation de son éloignement progressif, il en a marre d’être dans la routine, dans la répétition, il s’en est lassé.  Alors il s’ennuie et s’isole.  Mais de son côté, il va également rencontrer une personne avec laquelle un lien d’amitié fort va se développer, et il voudra être toujours avec cette personne, s’éloigner de la foule, du monde.  Non, il ne me rejettera pas mais même s’il m’aimera encore comme avant, nos activités communes n’ayant plus d’attrait, me voir un peu lui suffira, ce n’est plus avec moi qu’il aimera partager ses moments de vie.

Et puis, le papé…  Il semble qu’il va quitter la maison, pas parce qu’il va mourir, mais parce qu’il devrait séjourner dans un centre de soins, sans retour possible.  Un nouvel AVC ?  Peut-être.  Il est condamné depuis 1998, alors rien ne peut plus me surprendre.  Mon premier blog entamé en 2005 était basé sur sa condamnation et sur sa vie.  Il a déjoué tous les pronostics, un jour viendra fatalement où…

Et ce matin, ouvrant ma boîte mail, m’attend un message d’un cousin de maman, le seul qui parle français : ma dernière tante (épouse du frère de maman) s’est éteinte hier en Allemagne où elle reposera avec mon oncle.

Voilà, les pages du livre tournent, le mot FIN s’approche…

19:28 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (2)

Commentaires

Ben ouais, les pages tournent pour tout le monde et le mot "fin" approche pour tout le monde. Certains sont au début de leur roman, d'autres n'ont plus qu'un chapitre devant eux, ou quelques pages, ou quelques paragraphes. L'angoisse c'est que personne ne sait exactement oú il se trouve, ce foutu mot "fin". Peut-être au milieu même de cette phrase que l'homme est en train d'ėcri
(pas confrontant ça, cette phrase qui se termine dans le vide ?)

Écrit par : Un homme | 07/06/2014

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Et oui, l'avantage pour la jeunesse est de ne même pas imaginer qu'une fin se précise déjà. Et puis, ça te saute au visage comme une évidence rien qu'en observant les autres qui partent sans crier gare !
Mais je sais que tu es encore là même si tu n'as pas achevé ta phrase: tu as cliqué sur "envoyer" !
Tu ne me fais plus des coups comme ça hein ! J'ai failli avoir un arrêt cardiaque et ne plus savoir te répondre !

Écrit par : Zosio | 07/06/2014

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