20/06/2014

Zosio (104)

Il n’y parait pas, de prime abord, mais je suis en mode communication permanente, voilà pourquoi je ne ressens pas l’envie d’exprimer ici.  Je fonctionne au direct maintenant !  Et paf dans la tronche ! 

Ce matin, c’est Patron qui s’en est pris une fameuse (aller/retour).  Depuis deux jours il me cherche, et j’ai fini par céder à son besoin de défoulement.

Ben quoi ?  Faut pas m’emmerder pour l’instant, d’ailleurs il ne faut jamais m’emmerder !  Et le boulot, il commence à peser lourd, enfin le salaire est allégé de 77 € net par mois depuis janvier (quand on gagne péniblement 1300 à 1400 € mensuellement le pourcentage est élevé), mais on voudrait qu’on se batte encore plus pour tenter de sauver nos emplois qui sont condamnés à plus ou moins brève échéance.  Et oui, dans un pays en crise, la décadence s’installe, ou inversement.  Et quand on bosse dans le domaine de la culture, nous sommes les premiers sacrifiés.  C’est bien normal, mais ce n’est pas forcément ainsi que le feu du savoir va se rallumer !

Non, laissons les cons dans l’ignorance, évitons de les titiller avec nos origines, laissons les illuminés biens pensants répandre leurs croyances multiples basées sur des écrits anciens interprétés par des fumistes sectaires, et tout pourra continuer dans un semblant de démocratie ignorante du sens critique et de l’analyse.

Illustration ?  Ce soir, je vais chercher mon fils à l’institut où il vit le plus clair de son temps.  Les bâtiments abritaient un ancien couvent, et sur son mur extérieur d’enceinte, une niche religieuse abrite l’effigie d’une sainte derrière ses petits barreaux en fer.  Et que vois-je délicatement posés entre les barreaux ?  Des œufs !  Plein d’œufs !  De véritables œufs de poule.  La place manquant, un sac plein d’œufs y était également attaché…

Vous connaissez Sainte Claire ?  Moi je sais juste qu’on l’invoque pour avoir du beau temps.  On dit qu’il faut déposer des œufs à Sainte Claire pour faire fuir la pluie. 

La saison étant aux barbecues, aux festivités de plein air, aux mariages (oui les communions sont passées maintenant), on invoque à nouveau ces diables de saints à la manière du moyen-âge, quand seuls les ecclésiastiques étaient lettrés et partageaient leur savoir avec quelques nantis. 

Mon fils est dans cette institution depuis 14 ans, je n’avais encore jamais vu cette dévotion manifestée aussi ostensiblement, alors je suis interloquée…

Bon, mis à part mes coups de gueule, je me prépare pour le grand rush de juillet, et je suis déjà full dans l’intendance pour les 40 personnes prévues…

Enfer, damnation !  C’est quels saints qu’il faut prier pour se soustraire à ce calvaire ?

Et oui, j’emploie plein de mots religieux.  Paradoxal ?  Pas tant que ça.  On ne se défait pas si facilement des conditionnements de l’enfance, même si on a pris le temps d’analyser ces discours basés sur l’unique croyance en l’invisible et défiant les lois de la nature.

20:29 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (3)

Commentaires

Moi aussi j'utilise tout le temps des mots religieux, et pourtant je n'ai pas été élevée dans le caté ;-)

Écrit par : _Petit Sucre_ | 24/06/2014

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J'adore surtout les utiliser ironiquement maintenant, je vais même les chercher aux confins de ma mémoire d'enfant élevée à l'eau bénite !
Belle journée Petit Sucre !

Écrit par : Zosio | 24/06/2014

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Je te souhaite tout plein de la brillance de Ste Claire...

Quant aux 'mots religieux' - qu'ils restent là où est leur place...

Je 'ponds' encore 'ces oeufs' dus à mon passée polonais entre les comm's et les curés.

Oh! 'curé' !!!!!!!!!!!! ;) Bizzzz mon Amie ornithologique ! (de la part de ta gallinacée).

Écrit par : pouleastucieuse | 24/06/2014

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