07/04/2014

Zosio (95)

Rien, non, il ne se passe rien, et telle est ma volonté.

Dans mon cheminement intérieur et attentive aux témoignages de mes amies, ces quinquas qui comme moi avancent seule sur la route, il est vain de penser faire encore une rencontre mâle d’un quelconque intérêt.  D’un côté, il y a ceux qu’on connait et dont on a pris le temps de se faire baffer à double revers : immatures, handicapés sociaux et j’en passe et des meilleures, d’un autre côté, ceux qui souhaitent entrer en communication et qui, comme ce fut le cas pour ma blogamie, lui filent leur gland en gros plan sur l’écran du pc à la première conversation skype de prise de contact !  Il a aussi, comme mon frérot, celui qui ne sait plus trouver de plaisir que dans la relation tarifée de semi-bridées ou autre demi-teintes exotiques, au point d’envisager de terminer sa vie « là-bas », le pays du sourire éternel qui cache bien des hypocrisies.  Et puis, il y a nous, qui pensions pouvoir encore envisager de terminer notre existence en harmonie intellectuelle et plus si affinité avec un partenaire ou équivalent.

La vulgarisation de la vulgarité qui peut exister entre les rapports hommes-femmes a pris le pas sur toute forme de sentiments respectueux de l’intégrité de l’autre.  Ceci vaut pour les deux sexes en présence, j’en sais quelque chose rien qu’en observant nos étudiantes du stage annuel.  Le harcèlement n’est pas une exclusivité masculine, et étant désignée par bravade comme la confidente des plaintes, j’ai cette année, décidé d’intervenir avec mes gros sabots pour proposer aux chaudes du Q de postuler dans les bars qui cherchent serveuses plutôt qu’envoyer des SMS salaces à mes collègues qui tentent de ne pas être méchants dans leurs réponses et laissent ainsi planer le doute que malgré tout, en insistant un peu, en poussant de plus en plus le bouchon du pimenté, de la température qui monte en préparations multiples détaillées avec soin, les images suivront sans doute, elles arriveront à obtenir la chevauchée fantastique tant espérée, et à trois !  Normal, les femmes sont plus nombreuses que les hommes, le compte doit être bon avec deux filles pour un gars !

Donc, le dégoût s’est installé, et l’idée même d’être effleurée de mains mâles me coupe l’appétit.

De là à penser que l’intérêt pour mes réunions AA y trouve son origine, il n’y a qu’un pas que j’ai peut-être franchi.

En effet, il y a là-bas mon ancien voisin, un looser fini, qui a toujours eu envie de partager mon lit, même du temps où mon officiel était son meilleur pote.  Son état de délabrement ne l’empêche pas de me tourner autour comme une mouche à caca.

L’une de nos « amies » a des soucis de rechute.  Je souhaitais avoir son numéro de téléphone et pour ce faire, j’ai appelé un « ami » du groupe qui a ainsi obtenu mon numéro.  Depuis, je reçois des messages anodins chaque jour…  Et encore ce matin…  C’est terminé, je n’y réponds plus !

Je ne veux qu’une chose : vivre tranquillement chez moi, bosser comme une dingue dans mon jardin parce que j’aime ça, même si mon canal carpien se rappelle à mon bon souvenir, bêcher, avoir les mains et pieds recouverts de poussières noires, les ongles en deuil, mais dans mon refuge muré ! 

Vivre pour moi, rien que pour moi, rire avec mes copines, continuer mon travail de boostage de Dam, et c’est tout !!!!

Ma Belloune me faisait remarquer que j’étais très bouddhiste : malgré le mal qu’il m’a fait, je continue de lui offrir mon amitié, je continue de prendre soin de lui, je poursuis son éducation lacunaire.

Oui, je suis comme ça, et il sait qu’il n’y aura pas de marche arrière sexuelle.  C’est la grosse erreur que nous avions commise.  Ce point étant réglé, nos rapports sont sains et clairement définis.

Mais les autres bourdons hideux me hérissent le poil et me donnent envie de fuir, de m’enfermer à triple tour.

11:52 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (9)

25/03/2014

Zosio (94)

L’activité reprend, les rêves changent un peu, sauf que ce matin, je rêvais de mes neveux et nièces, les frères et sœurs de l’autre apprenti Tarzan dans la jungle européenne.  Je les surveillais sur un parcours aquatique très naturel dans le jardin (imaginé) de mon ex-homme de longue durée et de ses parents puisqu’ils n’ont jamais été à même de couper le cordon ombilical, tout comme Dam et sa maman.  Et je récupérais les enfants (encore en bas âge), je devais les ramener, j’ignore où, et en passant en voiture, je voulais leur montrer ma nouvelle maison.  Il s’agissait d’une grande place forte en pierre avec une tourelle de défense dans un angle…

Ensuite, je voyais un médecin qui me montrait les photos de leurs visages sur lesquels des traces de moisissures ressemblant à des écorces d’arbre envahissaient leur nez, puis tout le visage.  Une autre personne apparaissait, me confiant des maillots de bains « répulsifs » de cette réaction cutanée causée par le ruisseau dans lequel ils avaient pataugé.

Et lorsque je me suis éveillée, je les ai comptés : ils n’étaient que quatre.  L’aîné manquait…

Non, toujours aucune nouvelle digne de ce nom.  Les questions demeurent, l’angoisse a disparu, elle n’apporte rien…

 

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21/03/2014

Zosio (93)

Effroyable paresse en cours !

Je suis victime d’un manque d’entrain général et je baigne dans la morosité et une fatigue chronique.

Mes rêves sont chahutés par le décès de mes parents, de la tante Maria, l’apparition de ma défunte sœur qui ne fait que passer parce qu’elle vit toujours avec son nouveau mari aux USA, et mon retour dans des maisons anciennement occupées ou pas, mais dans ce second cas elles proviennent de la famille, dans lesquelles j’ignore si je vais rester, de l’argent que je trouve, que je perds, des amies de l’école primaire qui réapparaissent comme par enchantement et des grandes roues de foire ou des engins futuristes qui me transportent d’un endroit à l’autre dans un tourbillon.

Qu’est-ce que tout cela signifie ?

Au moment où ma vie est d’un calme absolu mes rêves contrebalancent le mouvement et me plongent dans une fatigue malsaine.  Je préfère nettement être moulue d’activité physique que dans ce brouillard de sentiments où la tristesse domine, et le manque m’envahit. 

Je suis contrainte de m’emplir le ventre sans cesse, et pour éviter les trop tentantes sucreries, je mange des galettes de maïs infâmes.

Je ne fais que remplir un vide dont j’ignore l’origine.

Je suis dépourvue de toute envie, robotisée…

J’ai séché une réunion des AA, puis j’y suis revenue cette semaine, et j’ai parlé de mon doute quant à ma place au sein du groupe.  Ils l’avaient lu sur mon visage, le sentaient.  Ils interprètent ce doute comme un moment à risque.  Soit, ils ont l’expérience de la durée que je ne maîtrise pas encore, j’arrive à peine à une année de sobriété, mais le problème (pour autant qu’il s’agisse d’un problème), en ce qui me concerne, n’a rien à voir avec la consommation d’alcool.  Je n’éprouve pas d’envie particulière, je n’éprouve même aucune envie concrète, non, rien, du vide…  Même pas de l’enfermement, de l’évitement…

Le vide…

 

 

15:04 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (8)